Une génération qui hésite à croire en demain
Quand une génération n’ose plus donner la vie, comment l’Église peut-elle lui redonner l’espérance ?
Nous entendons régulièrement parler de la baisse de la natalité. Les responsables politiques s’inquiètent, les économistes alertent et les démographes observent le vieillissement de notre population.
On encourage les jeunes couples à faire des enfants. On évoque la nécessité de renouveler les générations et d'assurer l'avenir de notre société.
Mais je voudrais que nous regardions cette question sous un autre angle.
Et si, derrière cette baisse de la natalité, il y avait aussi une crise beaucoup plus profonde ?
Une crise de l’espérance
Écoutons les préoccupations
« Pourquoi faire des enfants dans un monde où il y a autant de guerres ? »
« Quel avenir pourrai-je leur offrir ? »
« Comment élever une famille lorsque le logement coûte si cher ? »
« Dans quel état sera notre planète dans trente ans ? »
« Et si mes enfants devaient connaître des catastrophes que je ne pourrai pas empêcher ? »
Ces questions ne sont pas absurdes. Elles ne méritent ni moquerie ni condamnation.
Elles révèlent une société où beaucoup de personnes ont perdu confiance dans l'avenir.
Et c’est précisément ici que l’Église a un message extraordinaire à apporter à notre génération.
Non pas un discours culpabilisant.
Non pas une obligation de faire des enfants.
Non pas une promesse illusoire selon laquelle tout ira mieux demain, mais que les difficultés que traverse notre monde ne devraient pas nous surprendre.
L’apôtre Paul, inspiré par le Saint-Esprit, nous avait déjà avertis prophétiquement des temps difficiles que connaîtrait l’humanité.
Dans 2 Timothée 3:1-5, il écrit :
« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.
Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux,
insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien [...] »
Regardons attentivement ce que Paul nous annonce.
Il ne parle pas seulement de guerres, de crises économiques ou de catastrophes naturelles.
Il nous avertit d'une crise bien plus profonde : une crise du cœur humain.
Une société où l'égoïsme prendrait le pas sur la solidarité.
Où l'amour de l'argent deviendrait plus important que l'amour du prochain.
Où la fidélité, le respect, la reconnaissance et la bienveillance seraient mis à mal.
Et lorsque nous regardons notre monde aujourd'hui, comment ne pas reconnaître certains de ces comportements ?
Mais attention, frères et sœurs !
Paul ne nous donne pas cette prophétie pour que nous condamnions notre génération, mais pour que nous examinions aussi notre propre cœur et demeurions fidèles à Dieu.
Il ne nous appelle pas à vivre dans la peur, mais dans la vigilance.
Il ne nous invite pas au découragement, mais à la persévérance.
Voilà pourquoi notre espérance chrétienne est différente d'un simple optimisme humain.
L'optimisme nous dit : « Ne t'inquiète pas, tout finira par s'arranger. »
La foi nous dit : « Même si tout ne s'arrange pas comme tu l'espérais, Dieu restera fidèle dans ses promesses. »
Et Jésus lui-même nous le confirme dans Jean 16:33 :
« Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. »
Quelle parole extraordinaire !
Jésus ne nous promet pas l'absence de tribulations.
Il nous promet sa présence et nous appelle à prendre courage.
Même la création entière soupire dans l'attente
Romains 8:22-25
« Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement. »
Paul utilise une image remarquable : celle de l'enfantement.
La souffrance du monde n'est pas présentée comme l'ultime réalité.
Elle s'inscrit dans une attente de rédemption.
Le verset 24 ajoute :
« Car c'est en espérance que nous sommes sauvés. »
L'espérance biblique n'est donc pas une négation de la souffrance. Elle est la conviction que Dieu n'a pas terminé son œuvre.
Cette espérance n'est pas simplement un discours positif
Alors, face à une génération qui a peur de l'avenir, qui hésite à s'engager, à construire une famille ou à donner la vie, l'Église ne doit pas ajouter de la peur à la peur.
Elle doit annoncer l'espérance au milieu de l'incertitude.
Mais attention, frères et sœurs, cette espérance n'est pas simplement un discours positif, une pensée rassurante ou une promesse de jours meilleurs.
Cette espérance a un nom : Jésus-Christ !
Car notre mission n'est pas de convaincre les hommes que le monde est sans danger.
Notre mission est de leur annoncer que, même dans un monde troublé, Dieu n'a pas abandonné l'humanité.
Et comment Dieu a-t-il manifesté son amour pour ce monde ?
En envoyant son Fils, Jésus-Christ.
La Bible nous dit dans Jean 3:16 :
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. »
Voilà, frères et sœurs, le véritable message de l'Église : l'Évangile de Jésus-Christ !
Un Évangile qui annonce le pardon des péchés, la réconciliation avec Dieu, une vie nouvelle et l'espérance de la vie éternelle.
Un Évangile qui nous rappelle que Jésus-Christ est mort pour nos péchés et qu'il est ressuscité.
Un Évangile qui ne nous promet pas une existence sans épreuves, mais qui nous offre une espérance que même la mort ne peut détruire.
L'Église n'a pas reçu pour mission de prédire un monde meilleur, mais d'annoncer un Sauveur vivant !
Et c'est précisément parce que Jésus-Christ est vivant que nous pouvons continuer à aimer, à bâtir, à transmettre et à regarder l'avenir avec confiance.
Car, comme l'affirme l'apôtre Pierre dans 1 Pierre 1:3, Dieu nous a régénérés :
« Pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts. »
Voilà ce que notre génération a besoin d'entendre : non pas que tout ira forcément mieux demain, mais qu'aujourd'hui encore, Jésus-Christ sauve, pardonne, transforme les vies et donne une espérance éternelle à ceux qui placent leur foi en lui.
Dans Apocalypse 21:1, l'apôtre Jean déclare :
« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. »
Et quelques versets plus loin, dans Apocalypse 21:4, nous découvrons cette merveilleuse promesse :
« Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. »
Vous rendez-vous compte, frères et sœurs ?
Un jour, il n'y aura plus de guerre, plus de souffrance, plus de maladie, plus de mort !
Ce ne sera pas le résultat des efforts politiques, des progrès économiques ou des découvertes scientifiques.
Ce sera l'accomplissement de la promesse de Dieu !
L'apôtre Pierre le confirme dans 2 Pierre 3:13 :
« Mais nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. »
Voilà pourquoi notre espérance est différente de celle du monde.
Que Dieu vous bénisse.
Patrice
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Commentaires
Merci Patrice,
Gardons notre Espérance en Jésus Christ !