Quand la Bible éclaire notre époque
Et si nous regardions notre actualité à la lumière de la Bible ?
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Réseaux sociaux : sommes-nous devenus dépendants du regard des autres ?
Un « j’aime ». Un commentaire. Un partage.
Et parfois… le silence.
Nous publions une photo, une opinion, un moment de notre vie, puis presque instinctivement, nous revenons regarder : Qui a aimé ? Qui a réagi ? Combien de personnes ont vu ?
Les réseaux sociaux n’ont pas créé notre besoin d’être reconnus. Mais ils lui ont donné des chiffres.
Et sans même nous en rendre compte, nous pouvons finir par mesurer notre valeur au regard des autres.
📖 QUAND LA BIBLE ÉCLAIRE NOTRE ÉPOQUE
Le besoin de reconnaissance est un thème très présent dans la Bible, même si l’expression moderne n’y apparaît pas telle quelle. La Bible montre que le désir d’être vu, apprécié et reconnu est profondément humain, mais qu’il peut prendre deux directions très différentes.Il y a près de 2 000 ans, l’apôtre Paul posait déjà cette question :
« Est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? »
Galates 1.10
Derrière notre besoin de « likes »
Car derrière notre besoin de « likes » se cache parfois une question beaucoup plus profonde :
« Est-ce que j’ai de la valeur aux yeux des autres ? »
La Bible nous invite à déplacer notre regard.
Notre valeur ne dépend pas du nombre de personnes qui nous suivent.
Elle ne dépend pas de notre popularité.
Elle ne dépend même pas de l’opinion que les autres ont de nous.
Dieu ne nous demande pas d’être populaires. Il nous appelle à être vrais.
Cela ne signifie pas qu’il faut quitter les réseaux sociaux. Ils peuvent être de formidables espaces de rencontre, de partage et d’encouragement.
Mais peut-être devons-nous régulièrement nous poser cette question :
Est-ce que j’utilise les réseaux sociaux… ou est-ce le regard des autres qui commence à me contrôler ?
Et si, aujourd’hui, nous apprenions à vivre un peu moins pour être vus des hommes et un peu plus sous le regard de Dieu ?
💬 Et vous ? Pensez-vous que les réseaux sociaux nous rendent trop dépendants du regard des autres ?
Être reconnu n’est pas mauvais en soi
L’être humain a besoin d’être considéré. Dans la Bible, Dieu lui-même manifeste cette reconnaissance : il voit, appelle par le nom, encourage et confie des responsabilités.
Dans Ésaïe 43.1, Dieu dit : « Je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi. » Dans Matthieu 25.21, le maître dit au serviteur fidèle : « C’est bien, bon et fidèle serviteur. »
Il existe donc une reconnaissance saine : entendre que ce que nous faisons a de la valeur, savoir que notre présence compte, recevoir un encouragement. Paul lui-même encourage et honore régulièrement ses collaborateurs.
Le danger commence lorsque la reconnaissance devient notre nourriture
Jésus met particulièrement en garde contre le besoin d’être vu par les autres.
« Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus. »
Matthieu 6.1
Le problème n’est pas l’action accomplie devant les autres. Le problème est : pourquoi ai-je besoin qu’ils la voient ?
« Ils aimèrent la gloire des hommes »
Jean 12.42-43 va encore plus loin. Certains chefs croyaient en Jésus, mais n’osaient pas le reconnaître publiquement :
« Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. »
Voilà le véritable piège du besoin de reconnaissance : le regard des autres finit par gouverner nos décisions.
Je veux être apprécié, alors je n’ose plus déplaire.
Je veux être reconnu, alors je mets davantage en avant ce que je fais.
Je veux être indispensable, alors j’ai du mal à laisser quelqu’un d’autre réussir.
Je veux être aimé, alors la critique devient extrêmement douloureuse.
Le besoin de reconnaissance est alors devenu une forme de dépendance.
Jésus offre une autre sécurité
Un passage remarquable se trouve au baptême de Jésus. Avant que Jésus commence son ministère public, avant les miracles, avant les foules, le Père déclare :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »
Matthieu 3.17
L’ordre est magnifique : l’identité précède l’activité.
Jésus n'a pas besoin d'accomplir des miracles pour devenir le Fils bien-aimé. Il agit à partir de l'amour du Père, et non pour obtenir cet amour.
C'est probablement l'une des réponses bibliques les plus profondes au besoin de reconnaissance :
Je ne travaille pas pour devenir quelqu'un.
Je peux travailler parce que je sais déjà devant Dieu qui je suis.
Paul : être fidèle plutôt qu'applaudi
Paul résume cette liberté dans Galates 1.10 :
« Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ. »
Cela ne signifie pas devenir insensible à l'opinion des autres. Nous avons besoin des conseils, des encouragements et même des critiques. Mais leur regard ne doit plus déterminer notre valeur.
On pourrait résumer la perspective biblique ainsi :
Besoin sain : « J'apprécie d'être reconnu. »
Dépendance : « J'ai besoin d'être reconnu pour savoir que j'ai de la valeur. »
Liberté chrétienne : « Puisque ma valeur est déjà établie en Dieu, je peux servir même lorsque personne ne m'applaudit. »
Et cela conduit à une excellente question d'examen intérieur : « Si personne ne savait que j'ai fait cela, aurais-je encore envie de le faire ? »
Cette question pourrait devenir le point de départ d'une très belle prédication ou étude biblique sur “Du besoin de reconnaissance à la liberté de servir”, notamment à partir de Matthieu 6, Jean 12.43, Galates 1.10 et Matthieu 3.17.
À retenir aujourd'hui
Notre valeur ne se mesure ni en « J’aime », ni en abonnés, ni dans le regard des autres.
Elle se découvre dans le regard de Dieu.
« Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? » — Galates 1.10
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