Le premier homme qui a cherché en partie à rejeter la responsabilité sur Dieu c’est Adam
« L'homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé. »
(Genèse 3:12)
Adam reconnaît avoir mangé du fruit, mais il ne s'arrête pas là. Il cherche immédiatement un responsable. Il accuse d'abord Ève, mais ses paroles vont plus loin :
« La femme que tu as mise auprès de moi… »
Autrement dit : « Si tu ne m'avais pas donné cette femme, je n'aurais pas péché. »
Sans le dire ouvertement, Adam fait remonter une partie de la responsabilité jusqu'à Dieu lui-même. Il insinue que le problème vient du cadeau que Dieu lui a fait. C'est la première tentative de l'homme de minimiser sa propre faute en reportant la responsabilité sur les circonstances... et indirectement sur Dieu.
Pourtant, Dieu n'avait jamais contraint Adam à désobéir. Au contraire, Il lui avait donné un commandement clair :
« Tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »
(Genèse 2:17)
Adam était pleinement libre d'obéir ou de désobéir.
Ève accuse le serpent
Lorsque Dieu interroge Ève, elle répond :
« Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé. »
(Genèse 3 :13)
Ève accuse le serpent, qui est effectivement le tentateur. Elle reconnaît avoir été séduite, mais la Bible montre malgré tout qu'elle demeure responsable de son choix. La séduction n'annule pas la responsabilité.
Chacun est responsable de ses propres actes devant Dieu et les hommes.
Mais le message de la Bible ne s'arrête pas au constat de notre responsabilité
Il révèle aussi la grandeur de l'amour de Dieu. Dieu n'est jamais l'auteur du mal moral. En revanche, dans sa souveraineté et dans son immense amour, il est capable de transformer le mal commis par les hommes en un bien plus grand. Il l'a fait avec Joseph pour sauver un peuple; rappelez-vous des frères de Joseph ont agi par haine. Ils ont comploté, menti, vendu leur frère comme esclave et brisé le cœur de leur père. Tout cela était un véritable péché. Dieu ne leur avait jamais demandé d'agir ainsi. Pourtant, des années plus tard, Joseph leur dira :
« Vous aviez médité de me faire du mal ; Dieu l'a changé en bien, pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux. » (Genèse 50:20)
Le mal venait des hommes, le salut venait de Dieu.
Ne cherchons donc pas à accuser Dieu de nos fautes. Reconnaissons plutôt nos péchés, repentons-nous et recevons le pardon qu'il nous offre en Jésus-Christ.
Comme le déclare l'apôtre Jean :
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »
(1 Jean 1:9)
Et souvenons-nous toujours de cette vérité : Dieu ne prend jamais plaisir au mal, mais il aime tellement les hommes qu'il a donné son Fils afin que le pécheur puisse être sauvé. C'est pourquoi notre espérance ne repose pas sur nos excuses, mais sur la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ.
« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)
Dieu offre son salut à tous les hommes par Jésus-Christ. Ce salut est un don de sa grâce, mais chacun est appelé à y répondre personnellement. Dieu ne force personne : il invite, il appelle, il sauve ceux qui mettent leur foi en son Fils.
Comme l'a déclaré Jésus :
« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » (Marc 16:16)
Chacun est donc responsable de sa réponse à l'Évangile. Nous ne pouvons pas rejeter la faute de nos péchés sur Dieu, mais nous pouvons recevoir le pardon qu'il offre gratuitement en Jésus-Christ. Aujourd'hui encore, Dieu appelle chacun à se repentir, à croire en Jésus-Christ et à recevoir la vie éternelle.
Bien à vous,
Patrice
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